 | Laverda
avait déjà fait courir des motos de petite cylindrée dans
des épreuves tout-terrain, d'abord dans les années 50 sur des modèles
dérivés des machines de route, puis au milieu des années
60 grâce aux 125 Regolarita. Mais
c'est véritablement en 1970 que l'usine décida de produire une vraie
machine tout-terrain. Dans un premier temps,le projet fut mis en sommeil
du fait de la mise en production à ce moment-là de la 1000 et la
mise en place de la nouvelle usine dans la zone industrielle de Breganze, et il
fallut attendre 1974 (présentation au salon de Milan 1973) pour voir arriver
enfin la 250 Chott, un modèle de 246,9 cm3 2 temps de 26 cv à double
allumage électronique Bosch et double-bougie (twin spark) carburateur Dell'Orto
de 32 mm, boîte 5 vitesses. L'une des particularités de
cette moto était que l'angle de chasse de la fourche était réglable
très rapidement en 3 positions: 25°, 27,5° et 30°.
Les carters et moyeux de roue étaient en alliage de magnésium. |
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apparut que le public attendait une moto peut-être moins sophistiquée
et donc moins chère. Laverda lança alors en 1976 une machine moins
raffinée, sans compteur ni compte-tours, sans pièces en magnésium,
plus simple, que fut la 250 TR2. Par rapport à la Chott, les éléments
de carrosserie étaient en plastique ABS et non plus en métal et
le poids était légèrement inférieur. Technologiquement,
la 250 TR2 était loin de la sophistication de la Chott, mais elle était
finalement plus adaptée à la demande du public attiré par
les tout-terrain, d'avantage intéressé par l'aspect pratique que
par la compétition. |
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 | Mais
Laverda voulait vraiment concevoir une machine capable de remporter les meilleures
courses en tout-terrain, en mettant toutes les chances de son côté.
Un accord fut donc passé en 1976 avec Husqvarna, qui maîtrisait
parfaitement le domaine spécifique au tout-terrain: Husqvarna fournirait
les moteurs et un soutien technique pour la conception globale des motos, Laverda
se chargeant de la partie-cycle et de la fabrication. C'est
ainsi que la TR2 fut abandonnée et que naquirent en 1977 les Laverda HW
125 et 250. Afin de parfaire la machine, Laverda engagea le Champion Motocross
d'Italie Italo Forni et d'autres pilotes come Gianni Basso. Forni effectua
les essais et le développement, et pilota également ces motos, notamment
la 125 HW, lors de compétitions nationales ou internationales où
elle obtint de beaux résultats. Giulio Franzan, célèbre
collaborateur de l'usine, dirigeait le team créé pour la circonstance. |
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fallut ensuite attendre 1985 pour voir une nouvelle production de Laverda tout-terrain.
Il faut se souvenir que les difficultés de l'usine étaient déjà
présentes et que l'équipe dirigeante cherchait alors des moyens
de diversifier la production sans pour cela engendrer des frais monumentaux.
L'idée de produire une moto tout-terrain de grosse cylindrée basée
sur un moteur déjà existant est donc venue naturellement:
Or, il se trouve
que le moteur de la 500 Laverda de route, sophistiqué et léger,
performant, était encore disponible. Il devait juste être modernisé
et adapté à une utilisation tout-terrain. On décida
donc de le réaléser à 600 cm3 (571,6 exactement) et de concevoir
de nouveaux arbres à câmes privilégiant le couple. Un carburateur
double-corps fut également adapté (qui améliora le rendement
à bas-régime).
Pour le reste le moteur conservait ses 4 soupapes par cylindre et un balancier
d'équilibrage (d'un type toutefois différent par rapport à
la 500 de route). La puissance était de 50cv à 7500 t/m, avec un
couple important, culminant vers 4500 t/m. Pour la partie-cycle, l'usine ne
lésina pas et conçut un nouveau cadre doté de suspensions
de haut-niveau, fourche de 42mm à l'avant et monoshock Soft Rumble à
l'arrière. La carrosserie était en plastique spécial.
Tout dans cette moto était au niveau pour rivaliser avec les meilleures
productions concurrentes, même si le poids était un peu trop élevé
(de 157 kg à 180 kg suivant les versions).
Mais, malgré
une dernière version un peu différente en 1989, le prix relativement
élevé de la machine et les problèmes de l'usine limitèrent
le succès de la 600 Atlas. On parle d'environ 500 motos produites de 1986
à 1989. |
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Où
trouver des pièces détachées? La
situation est relativement désespérée pour les 250 Chott
et TR2: Il ne semble pas qu'il y ait des sources de pièces ni de refabrication.
Il faut donc adapter des pièces lorsque c'est possible, voire faire
refabriquer certains éléments de ces moteurs heureusement simples.
Pour les Laverda à moteur Husqvarna, les choses sont infiniment plus
faciles puisque les agents Husqvarna ou les spécialistes tout-terrain disposent
encore de beaucoup de pièces. Pour l'Atlas, le moteur étant
directement dérivé de celui de la 500 et ayant servi de base aux
650/668 de Zané, on pourra trouver la plupart des pièces chez des
spécialistes des 500 Laverda: -
Wolfgang Haerter (Canada): laverda@lightspeed.ca,
gros stock de pièces, excellent service. -
Montydons (GB): http://www.montydons-laverda.co.uk/,
Spécialisé depuis toujours sur les 500 Laverda, préparation,
pièces détachées. - Orange cycle Team (Allemagne):
Tel: 02251-970752, Fax: 02251-970753, octeam@gmx.de,
pièces détachées, atelier, demander Roger, qui parle Français. |
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