![]() |
La 750 Laverda en compétition |
![]() | La
course a toujours eu une importance particulière pour Laverda. A ce titre,
il est intéressant de noter qu'autant les 650/750 bicylindre que La première apparition en course du bicylindre Laverda date donc du Tour D'Italie 1968. Quatre 650 furent engagées, prises parmi les toutes premières grosses bicylindres à attendre à l'usine leur commercialisation. Le résultat fut inespéré pour une moto qui n'était pas encore officiellement produite: La 650 pilotée par Edoardo Dossena remporta cette course dans la catégorie "D" et trois de ces 650 se classaient dans les six premières places! |
Laverda avait ainsi l'assurance de la fiabilité et des performances de ses machines et le public fut enthousiasmé par ce résultat alors que les premières publicités de la commercialisation de la 650 apparaissaient dans les magazines spécialisés... L'usine travailla alors à la préparation de machines spécialement destinées aux courses officielles d'endurance de 1969. Elles bénéficièrent naturellement de l'augmentation de la cylindrée à 750 cm3, d'échappements sport, puis d'un équipement plus approprié à la course: carénage de tête de fourche, selle monoplace. Il s'agissait en fait de modèles "750 S" de la gamme, préparées pour la course. | |
| En
1969, cependant, l'usine aux structures très réduites était
très occupée à la commercialisation des nouvelles motos et
elle ne s'impliqua en compétition internationale qu'aux 24 H d'Oss en Hollande.
Les trois Laverda engagées menèrent largement la course durant les 10 premières heures mais elles eurent toutes les trois dans la nuit des problèmes de pistons perçés. A un moment, deux motos furent arrétées en même temps au stand. Les mécaniciens n'étaient pas encore totalement rodés aux grandes compétitions et les deux motos ne purent être réparées en même temps. C'est la moto pilotée par Massimo Laverda lui-même et Augusto Brettoni qui sortit la première des stands et put finir la course à une honorable 4ème place. | ![]() | |
| En
1970, l'usine décida de frapper fort, de préparer des machines de
course sur la base de son nouveau modèle 750 "SF" et surtout
de participer à la plupart des grandes courses d'endurance. A noter que
le "Super Frein" ayant donné son nom à la "SF"
fut souvent remplaçé en course par le Ceriani 4 cames... 1971
fut la meilleure année pour Laverda, la plupart des courses étant
remportées haut la main par l'écurie Italienne. Les motos furent
des SF pour la première course en Avril à Imola (bien que bénéficiant
déjà des spécifications type SFC) puis des SFC à partir
du mois de Mai, quoique des modèles hybrides (moteur SFC, équipement
SF) furent utilisés en cours d'année, notamment à Modena
en Septembre. | ![]() |
Les résultats sont impressionnants: 1er et 2ème à Imola, 1er et 2ème à Zeltweg, 1er et 4ème aux 24 H d'Oss, 1er, 3ème et 4ème aux 24 H de Barcelone, 2ème et 14ème au Bol d'Or, 1er et 2ème à Modena, 1er à Vallelunga! Les pilotes étaient Brettoni, Angiolini, Hutten, Cretti, Wittich, Loigo, Bertorello, Trebetti, Holtkamp, Borel, Schreyer, Jongetjes, Hertsens, autant de noms prestigieux qui participèrent au succès des 750 Laverda en course. L'usine
partait donc confiante pour 1972, ce qui sembla se confirmer avec la victoire
à Monza, en Avril, de la SFC de Gallina/Pescucci. Mais les 24 H d'Oss se
passèrent moins bien, après l'abandon de deux motos sur trois (problèmes
de pistons perçés) et une 11ème place seulement pour la dernière
restante. Aux 24 H de Barcelone, la moto de Brettoni/Pescucci mena la course mais
chûta et abandonna. Les trois Laverda restantes finirent 2ème, 4ème
et 6ème, après de multiples petits problèmes dont deux chûtes.
| ![]() | |
| Mais
l'usine préféra, parallèlement au développement de
la 1000 3 cylindres, préparer encore d'avantage la SFC et repoussa encore
cette préparation dans ses derniers retranchements. La fiabilité
des machines s'en ressentit évidemment. Avec 1973 arrivait aussi deux échéances majeures pour Laverda: La commercialisation de la 1000 3 cylindres, avec notamment l'exportation tous azimuths et les premiers problèmes à règler avec l'allumage perfectible Bosch, et le changement d'usine à Breganze, ce qui gêna encore plus l'usine dans le soutien qu'elle devait donner à ses machines de course. Les résultats s'en ressentirent puisque, tout au long de la saison, les résultats furent médiocres et les moteurs cassaient très facilement. Seuls les résultats des mille Miglia d'Imola étaient meilleurs, bien qu'insuffisants. En fait la SFC 1973 était une bonne machine, qui aurait pu être fiabilisée si l'usine avait été dégagée de ses problèmes de délocalisation, mais il était clair qu'elle arrivait en fin de développement. | ![]() | |
| L'usine
décida alors d'arréter la participation officielle en course de
la 750 Laverda et de se consacrer désormais à la 1000 3 cylindres.
Des 750 Laverda coururent encore de 1974 à 1976, pilotées par des
pilotes privés, comme par exemple dans les "formules 750" ou
même au Bol d'Or grâce à l'importateur Français. L'histoire de la 750 Laverda en course est passionnante: Avec des moyens limités, l'usine a vaillamment combattu les grandes usines Japonaises aux budgets illimités, en remportant de très nombreuses courses et même en dominant outrageusement les courses d'endurance au début des Seventies. | ||
| <<< Retour Menu |