Mes LAVERDA


750 SF 1972:

La SF 1972, photographiée ici sur une place de Breganze, a été ma moto de tous les jours jusqu'en 2000. Elle m'a suivi partout, trajets-travail, week-ends, vacances, rallies...


C'est un modèle "SF0", comprise entre les premières SF à réservoir type "S" et compteurs Smiths et les SF1. Autrement dit, elle a le moteur ancienne version à petites soupapes, carburateurs de 30mm et frein à tambours Laverda 1ère génération, mais elle a aussi le nouveau réservoir type SF1 et les compteurs Nippon-Denso.

Lorsque je l'avais achetée (d'occasion) dans les Alpes Françaises, je savais qu'elle avait déjà "vécu" mais sans avoir beaucoup d'informations à son sujet.

Ce n'est que bien plus tard que je rencontrais par hasard le premier propriétaire qui, par bonheur, avait gardé un petit carnet sur lequel il avait noté toutes ses opérations d'entretien.

Grâce à ce document et aux indications que j'ai pu récolter, il s'avéra que la SF avait 185 000 km lorsque je l'ai achetée! Le plus remarquable est que cette moto n'avait subi d'autres réfections moteur qu'un changement à trois reprises des pistons et de changements des roulements à billes ou à rouleaux. Fait notable, elle avait encore son roulement à billes gauche de vilebrequin!

Par contre, la moto avait été accidentée durant ses premières années et le cadre notamment avait été changé par un modèle plus récent. J'ai fait environ 40 000 Km sur cette moto, d'une fiabilité exemplaire. Au niveau grosses réparations, j'ai eu à faire refaire le vilebrequin qui avait quand même ses 200 000 km dans les bielles!

Démarrage au quart de tour, jamais une panne au bord de la route, c'est une moto très fiable et agréable que je regrette fortement aujourd'hui.
Problèmes mécaniques rencontrés :
Roulement de porte-couronne qui a tourné dans son logement, idem pour un roulement de roue AR,
réfection de vilebrequin à 200 000 km, fuite au joint de culasse après avoir mis un joint acheté en GB, gougeons de trappes de visite des culbuteurs foirés, cadre fissuré ARG (soudé
TIG sans manchon) suite à desserrage fixation AR moteur.
Travaux mécaniques effectués en révision périodique: Changement segmentation, changement tous roulements, chaînes distribution et primaire, changement tendeur de chaîne primaire.
Consommables: Bougies: NGK B10 EGV, huile: Motul 3100, pneus Avon puis Michelin Macadam, amortisseurs AR Fontana (orig. Todd), huile
de fourche W20.
Modifications: Echappements "Decibel" (made in UK), filtres à air K/N, guidon Guzzi, allumage retardé de 2°.

750 SFC 1971:

J'ai toujours beaucoup plus aimé le look et la symbolique des toutes premières SFC aux modèles plus modernes à freins à disques...

Cette SFC fait partie des 20 premières (série des n° 5000), à une époque où ces machines n'étaient produites que pour la compétition et n'étaient donc pas vendues au grand public. Elle a été modifiée au fil des années (réservoir et selle des séries 8000, carters-moteurs changés) mais elle a conservé ses arbres à câmes 2C, ses pistons 9,65/1, ses carburateurs Amal 36mm, ses mégaphones "plats", son cadre 5000...

Suite à l'intox qui entoure toujours l'acquisition d'une telle machine, l'aide du SFC registry a été capitale afin de vérifier la conformité de la machine...


Il n'est pas facile de faire rouler cette moto de course: Pas de papiers, pas d'immatriculation, un bruit d'enfer, juste un compte-tours pour toute instrumentation... Autant dire que je n'ai pu la faire rouler qu'aux Coupes Moto-Légende, au Rallye International pour les 50 ans de la marque et à quelques démonstrations.

A l'essai, il n'y a pas vraiment de pic de puissance (les SFC plus récentes sont autrement plus vives) mais le moteur a une allonge assez incroyable, prendre une longue ligne droite en accélération maximale est un plaisir rare...

J'ai eu beaucoup de plaisir à la conduire ou à simplement la contempler, mais j'ai du affronter avec cette machine les convoitises et les intentions douteuses qui doivent finalement concerner toutes les machines rares... Si l'on me pose la question aujourd'hui, je dirais qu'une SFC doit se cacher si l'on veut être tranquille...

Problèmes mécaniques rencontrés: Usure anormale arbre à câme gauche (mauvaise qualité en pièce de remplacement probable), roulements roue AR, difficultés de réglage des
Amal.
Consommables:Bougies NGK B10EGV, huile Motul 3100, pneus Dunlop K81 (pour l'esprit d'origine!)
Modifications: Restriction d'alimentation en huile de la prise de compte-tours, ajout d'un voyant de charge.


1000 3CL 1977:

J'ai toujours rêvé d'une 1000 Laverda à moteur 180°... Mais j'étais habitué aux 750 de la marque et j'entendais tellement de critiques sur la 1000 180° que j'ai longtemps hésité avant de franchir le pas.
On parlait d'une moto peu fiable, à la tenue de route perfectible et j'ai découvert une moto aussi endurante (aucune panne à part l'allumage, bien que ce soit celle qui ait le plus roulé de toutes) et tenant mieux la route que les 750 que j'avais eues... Rumeur, quand tu nous tiens...

Je ne l'ai jamais vu louvoyer et les enchaînements de petits virages sont un régal même si l'agilité n'est pas son fort.
A dire vrai, j'ai vraiment aimé les 750 mais j'aime encore plus cette 1000.

En revanche, elle est moins adaptée aux trajets urbains, le moteur ayant tendance à chauffer dans les embouteillages.

L'allumage Bosch d'origine est à changer absolument, il est peu fiable, brutal et gâche vraiment le plaisir de ce beau moteur. Cet allumage a vraiment caché les qualités fantastiques de ce moteur 180° durant près de 30 ans!... Un allumage moderne change tout et c'est une amélioration à effectuer dès l'achat de la moto. J'ai opté pour ma part pour l'allumage IIS, très performant, fiable, une révolution!

Problèmes mécaniques rencontrés: Panne d'allumage d'origine.
Travaux périodiques: Changement des chaînes, du tendeur de chaîne primaire. Changement des amortisseurs de couple de la cloche d'embrayage. Changement des roulements de
roues et du porte couronne en préventif.
Consommables: Bougies NGK B8ES, huile Castrol Gd Prix 15W50, huile de fourche 10W, pneus Dunlop Arrowmax II puis Bridgestone BT45 série V.
Modifications: Amortisseurs AR Progressive Suspension, allumage IIS, filtres à air K/N, pôts Jota.

1000 SFC 1988:

Cette moto me faisait rêver depuis longtemps...

C'est une SFC 1000 de 1988, donc l'une des dernières produites.

Son moteur calé à 120° est plus rond, plus stable, plus régulier et plus docile que le 180°, ce qui le rend peut-être moins impressionnant à l'usage, mais les performances sont assez nettement en faveur de la SFC 1000...

C'est en fait un moteur radicalement différent du 180°, malgré une conception de base identique, la comparaison est donc difficilement réalisable, voire superflue...

Question partie-cycle, c'est du haut de gamme pour l'époque, fourche M1R 42mm, roues Oscam, freinage Brembo racing, bras oscillant alu caissonné...

Problèmes mécaniques rencontrés: Panne allumage DMC, 1 pointeau fuyard chronique sur les carburateurs Dell'Orto.
Travaux périodiques: Entièrement révisée à la suite de l'achat.
Consommables: Bougies NGK B8ES, huile Castrol Gd Prix 15W50, huile de fourche 5W, pneus Bridgestone BT45 série V.
Modifications: Amortisseurs AR Ikons, allumage IIS, filtre Unifilter, pôts Witt Production, montage de pions de disques de frein AV plus gros.
Montage de carburateurs Mikuni
RS36 en 2007
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LAVERDA MINISCOOTER 60cc 1963

Voici le très rare Laverda Miniscooter de 60cc 4 temps fabriqué par l'ancienne usine de Breganze à partir de 1960. Les scooters à 4 temps étaient alors inexistants.

Déniché en Italie complet mais dans un état moyen, je l'ai restauré entièrement.

La référence de la peinture d'origine a été retrouvée grâce à un spectrogramme sur une partie de carrosserie qui n'avait pas été affectée par le temps et par le soleil.
Les caoutchoucs repose-pieds ont été refabriqués, ainsi que les autocollants sur la jupe arrière.

Le moteur était plutôt en bon état, j'ai juste fait un contrôle total, changé le faisceau électrique, les câbles et un rodage de soupapes. Il tient un ralenti impeccable et il est très silencieux. Il se révèle aussi très sobre, ne consommant qu'un litre aux 100 km.

C'est un vrai moteur 4 temps, avec un arbre à came et des soupapes, un carter d'huile, un bouchon de vidange et une jauge!

Pour voir les photos de la restauration, cliquez ici

LAVERDA 750 1969

L'une des toutes premières 750. En très mauvais état mécanique lors de l'achat, non seulement à cause d'un mauvais entretien mais aussi d'interventions mécaniques abérrantes dans le passé. J'ai du tout refaire et improviser parfois...

C'est sans doute pourtant aujourd'hui l'une des plus belles...

 

Et aussi... LAVERDA 1200 1978 montée racing, une autre 1000 3CL de 1976 en cours de remontage...

 

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