1973:
Télépoche,
un magazine de programmes TV français avait pour habitude d'insérer
en page centrale une photographie d'un modèle de moto. Alors que je sacrifiais
à l'époque à la mode des japonaises, la publication de la
photo d'une des toutes premières 1000 LAVERDA avait été un
choc!
Quelle ligne et surtout quel moteur monumental! Avant même
de tester la machine, ça sentait la puissance et la brutalité alors
que ce moteur était esthétiquement très net et d'une finesse
de fonderie alors inégalée. Tel était d'emblée le
paradoxe apparent qu'évoquait cette moto magnifique dont la presse dira
un peu plus tard à juste titre qu'elle était sans doute pour les
motos ce que les Lamborghini représentaient pour les voitures, résultat
de tous les efforts de constructeurs et de designers audacieux en matière
d'esthétisme et de caractère mécanique, alors que l'activité
des entreprises familiales qui animaient tout cela n'avait initialement que peu
de rapport avec le sport (du matériel agricole pour ces deux marques).
Un peu plus tard, j'essayais une 750 SF du même cru. L'impression de
puissance était certes moindre, mais je retrouvais la beauté du
moteur, une grande fiabilité et surtout un caractère hors du commun.
Et
puis, comme la plupart des passionnés de cette époque, j'avais encore
en mémoire les résultats sportifs de ces gros bicylindres au début
des années 70, cette lutte alors acharnée et souvent victorieuse
du pôt de terre de la petite firme familiale de Breganze contre le pôt
de fer des grandes usines japonaises. Il
n'en fallait pas plus pour que je ne devienne rapidement et instinctivement un
passionné de cette marque: Je ne pouvais pas tester telle ou telle machine
sans prendre comme référence les twins ou triples de Breganze, ce
qui m'a sans doute fait perdre le soupçon d'objectivité que je pouvais
encore avoir... La moto essayée pouvait bien avoir 4 cylindres, 16 soupapes
et une zone rouge à plus de 10 000 T/M, tout ça me paraissait bien
fade à côté des sensations et du grondement que le moteur
Laverda pouvait distiller, il est vrai au détriment de toute notion de
confort... Bienvenue
donc sur ce site, dédié à une famille qui, quelque part dans
le Nord de l'Italie, près de Venise, a su créer une identité
qui aujourd'hui encore lie à travers le monde tous les passionnés
de la marque au disque vert-blanc-rouge aux lettres bordées d'or..
Les propriétaires des nouvelles Laverda (usine de Zané) trouveront
ici aussi des éléments d'information. Cliquez sur le bouton ci-contre
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